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La
Camargue est le lieu d'asile des manades de taureaux utilisés
dans les courses de la Cocarde. Le "Biou" camarguais descend
en droite ligne du taureau crétois que l'on retrouve sur les
fresques de Cnossos. De type fin, agile, pourvu de cornes en lyre,
il sait être en piste un adversaire redoutable. |
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Chaque
éleveur qui possède sa propre marque et ses couleurs,"La
Devise", ne vit que dans l'espoir de voir les jeunes taureaux
marqués au cours d'une ferrade devenir de grands cocardiers.
Dans cette forme de combat, la bête porte entre les cornes un
petit morceau d'étoffe, la "cocarde" reliée
aux cornes par un "frontal" et à la base de chaque
corne, un gland de couleur, le tout tenu par des ficelles. |
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Au
cours de sa prestation d'un quart d'heure, le taureau défend
ses attributs face à des
hommes habillés de blanc, les "raseteurs". Ces derniers,
armés d'un crochet, tentent de ravir la cocarde, les glands
et les ficelles primés. Très souvent l'homme est poursuivi
jusqu'à la barrière et c'est l'engagement total de l'homme
et de la bête qui se projette en avant dans l'espoir d'accrocher
le razeteur. Il est à noter que dans la course à la
cocarde, c'est le taureau qui est la vedette dans les arènes
comme sur les affiches et les meilleurs d'entre eux sont connus de
tous les amateurs et parfois glorifiés après leur
mort. |
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