Le château de Fourques

Ce quadrilatère aux courtines  autrefois crénelées, flanqué de quatre tours d’angle est un exemple remarquable et très bien conservé de l’architecture civile et militaire du moyen-âge. Les murs d’enceinte, tels qu’ils nous apparaissent aujourd’hui, semblent dater du XIIe siècle. Les couvertures des tours datent du début du XVIIe. Les créneaux ont été démantelés à la révolution. La cour conserve un remarquable puits en anse de panier.

En 1070  Raymond IV de St Gilles, Comte de Toulouse, prend le parti d’Aicard, archevêque d’Arles, et lui restitue « la troisième partie du château de Fourques et la moitié de celui d’Albaron »

En 1181, le bâtiment est assiégé par Alphonse d’Aragon, alors en guerre contre Raymond de Toulouse qui tient Fourques et son château en fief de l’Archevêque d’Arles.

En 1215, Simon de Montfort prête hommage lige à l’Archevêque Michel de Moriès, et prend en fief l’ensemble de la Terre d’Argence (dont Beaucaire et Fourques).

En 1229, après le Traité de Meaux, la Terre d’Argence rejoint le domaine royal.

En 1470, Sous le règne de Louis XI,

Le Capitaine du château est le Marquis de Porcelet, il en nomme Antoine de Villages lieutenant.

En 1562, (Première guerre de religion)

Les « religionnaires » (protestants) s’emparèrent du château au mois de mai, ils ne le gardèrent pas longtemps mais eurent le temps de dégrader et de ruiner l’église du lieu qui ne fut reconstruite que vers la fin du siècle.

Le 2 juin, les troupes catholiques de Provence, passe le Rhône à Tarascon et s’empare du château de Fourques, chassant les protestants le 10 juillet. »

Du XVIIe à la Révolution, le château est acquis successivement par le sieur de Créquy, dont l’héritier est le connétable de Lesdiguières, puis par M. de Moynier, trésorier général de France, enfin par M. de Bon, premier président de la cour des comptes de Montpellier.

En 1810, Henriette Suzanne de Boissy d’Anglas, (fille du Député Conventionnel François Antoine de Boissy d’Anglas) achète le château et le fait restaurer sous la direction d’Auguste Véran, architecte arlésien des monuments historiques.

Aujourd’hui, ses héritiers en sont toujours propriétaires.

Le château de Fourques