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Le château d'eau

Sous le second empire, Fourques a la peu enviable réputation d’être un des villages les plus malsains du département. Le choléra y fait son apparition en 1854 et jette le deuil dans de nombreuses familles. La préoccupation constante des élus de cette deuxième moitié du XIXème siècle est l’assainissement du village.En effet, la configuration des lieux et le manque d’entretien des fossés, provoquent la stagnation des eaux de pluie. De plus, la digue qui protège du Rhône a été élevée tout contre les maisons de l’actuelle avenue des Lices, ne permettant pas à l’air de circuler. Triste spectacle de ces « cloaques infects et ces eaux pernicieuses »

 

Le Château d'eau
 

Une première décision importante sera prise : celle de repousser la digue plus près du Rhône et créer ainsi une promenade. ( Voir Les Lices ) Mais cela ne suffit pas….. Il faudra permettre un meilleur écoulement des eaux, en recouvrant d’un glacis en béton la terre des fossés collecteurs. Dés 1890, c’est l’alimentation en eau propre à la consommation qui préoccupe . Des bornes fontaines alimentent alors le village par forage ; mais cette eau est de très mauvaise qualité comme celle issue des nombreux puits privés. L’idée des élus est de capter l’eau du fleuve. L’histoire du château d’eau commence. Le projet est confié à l’ingénieur WORTZ, conducteur des Ponts et Chaussées de Tarascon. Il date du 15 avril 1898. Il comprend « la prise des eaux du Rhône au moyen d’une pompe centrifuge actionnée par une machine à vapeur, leur emmagasinement dans un réservoir et la distribution dans les rues de la ville et, le cas échéant, chez les particuliers. » (1) Le projet sera minutieusement étudié et pour la construction du réservoir en fer et ciment, il s’inspirera des 2 bassins déjà construits alors à Aigues mortes et aux Saintes Maries de la Mer. Le Préfet donne son accord et le conseil vote en 1899 l’emprunt nécessaire de 34 000 francs sur une durée de 20 ans. L’année 1900 verra les deux chantiers se conclurent : celui du réservoir à l’extrémité du boulevard des Lices, à côté de la digue et celui du bâtiment au bord du Rhône, abritant la machine à vapeur achetée à un constructeur spécialisé à Bourgoin dans l’Isère. On peut noter qu’aucun texte ne relate l’inauguration du château d’eau. Aujourd’hui, il sert à alimenter le cimetière et permet l’arrosage des platanes des Lices